Femmes intrigantes...
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mise à jour le
08/03/2013
Pas vraiment des courtisanes dans cette page, mais des femmes qui nous
intriguent (dans le bon sens du terme)

Hypatie d'Alexandrie (~370–415) mathématicienne,
astronome et philosophe grecque. Prêchant la tolérance elle est néanmoins
lapidée et mise en pièces par les chrétiens fanatiques aux ordres de Cyrille
d'Alexandrie. Son histoire est retracée dans le très beau film "Agora"
d'Alejandro Amenabar (2009), Rachel Weisz interprétant le rôle d'Hypatie.

Jeanne 1ère (1326-1382, mariée quatre fois) Reine des
deux Siciles et comtesse de Provence : En 1347 elle inaugure un bordel en
Avignon (rue du Pont Troué, aujourd'hui rue Pont Troucat) afin de renflouer les
coffres du royaume. Les filles y étaient encadrées par des médecins et une
abbesse.

Marguerite de Valois dite la Reine Margot (1553-1615), c'est la fille de
d’Henri II et de Catherine de Médicis, et donc la sœur de François II, Charles
IX et Henri III. Elle est contrainte par sa mère d'épouser le roi de Navarre, le
futur Henri IV, pour des raisons politiques, mais le mariage est stérile et
Henri de Navarre la trompe à tour de bras. Elle enchainera à son tour les
liaisons amoureuses notamment Joseph Boniface de La Molle
(décapité par Charles IX en 1574). En 1586,
Henri de Navarre la fait enfermer au château d’Usson, en Auvergne, où elle subit
une demi-captivité de dix-huit années. C'est là qu'elle a une liaison avec son
écuyer Jean d'Aubiac, (pendu sans procès en 1586 sur
ordre d'Henri III). En 1589 Henri de Navarre devenant roi de France,
elle devient donc Reine de France. A partir de 1594, elle écrit ses Mémoires
(publiées en 1658), tandis qu'elle se fait
remarquer par ses beuveries et ses fêtes galantes. En 1599 son mariage avec
Henri IV est dissout. Elle revient à Paris et séjourne d'abord à l'hôtel de de
Sens, puis rue de Seine. Elle est devenue énorme et s'entoure de gigolos.
(C'est ainsi que le 5 avril 1606, le comte de Vermont,
20 ans, ex-gigolo de Marguerite de Valois, assassine son remplaçant, Gabriel Dat
de Saint-Julien, 18 ans, sous les yeux de celle-ci, devant l'hôtel de Sens.).(1)
Sa réputation de nymphomane. "Sans doute, aurait-on pu
faire cuire un œuf sur son hérisson tant celui-ci était chaud et ardent"
fut établi par ses contemporains (Brantôme, Agrippa
d’Aubigné)(2).
En revanche, contrairement à qu'affirma Alexandre Dumas, elle avait
un physique ingrat. Vous la trouvez belle, vous ?
Marie Thérèse Louise de Savoie, princesse de Lamballe (1749-1792), dame de compagnie de la reine Marie-Antoinette avant d'être supplantée par Madame de Polignac. Franc maçonne et intéressée par les écrits des philosophes des lumières, elle organisa un dîner dansant auquel ne furent invités que des femmes, ce qui "choqua la cour et irrita la reine". Elue Grande Maîtresse de la Mère Loge écossaise en 1781. Lynchée par la révolution durant les massacres de septembre. Elle est resté célèbre pour son portrait réalisé par Joseph Duplessis (1725–1802) qui nous montre son téton droit.

Madame Roland (1754-1793) Révolutionnaire française, fondatrice et âme
du parti des Girondins, femme du ministre de l'intérieur, s'opposera à Danton au
à qui elle reprochera les excès de la révolution. Elle sera arrêtée, condamnée à
mort et guillotinée dans le foulée le 8 novembre 1793. Auteur de cette jolie
citation : ''Se glorifier de ses ancêtres c'est chercher dans les racines des
fruits que l'on devrait trouver uniquement dans les branches.''

Jeanne de la Motte (Jeanne de Valois-Saint-Rémy,
1756-1791). Principale instigatrice de l'affaire du collier de la Reine. Elle
fit rédiger par son amant
Rétaux de Villette
de fausses lettres imitant l'écriture et la signature de Marie-Antoinette afin
de berner le Cardinal de Rohan et l'inciter à se porter garant de l'achat d'un
collier de diamants que la Reine aurait prétendument désiré acquérir malgré
l'opposition du Roi. Elle organisa également une rencontre dans les bosquets du
château entre de Rohan et un sosie de la Reine (Nicole
Leguay). Condamnée à la flagellation, à être marquée au fer rouge et à la
prison perpétuelle, elle s'évada, vécu quelques années en Angleterre et mourut
des suites d'une défenestration.

Charlotte Corday (1768-1793), membre des Girondins, alors
persécutés par Marat, elle assassine ce dernier dans son bain le 13 juillet
1793 (39 coups de couteau). Condamnée à mort le 16 juillet, exécutée le 17.

Wilhelmine Schroeder-Devrient (1804-1860) : Cantatrice allemande qui
triompha grâce à son interprétation de Fidelio de Beethoven. Elle serait
l'auteur (du moins de la 1ère partie) des "Mémoires d'une chanteuse allemande",
ouvrage d'un érotisme torride (traduit en français par Guillaume Apollinaire et
Blaise Cendrars)(3)
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Juliette Drouet (1806-1883) est passée à la postérité d'abord pour avoir servi de modèle à son amant le sculpteur James Pradier dans cette représentation de Satyre et Bacchante (1834) qui choqua les biens pensants de l'époque. Puis pour avoir été la maîtresse de Victor Hugo qu'elle rencontra en 1833 et dont elle fut sa maîtresse pendant près de 50 ans, lequel Victor lui demandait de vivre cloîtrée chez elle et de ne sortir qu'en sa compagnie.

Leah Fox (1814-1890), Magaret Fox (1836-1893) et Kate Fox (1838-1892) sont les créatrices du spiritisme moderne (esprit est-tu là... si tu es là, frappe un coup...) en établissant un contact avec une personne jadis assassiné dans leur maison. Un véritable phénomène de société allait naître. En 1852, le mouvement compte trois millions d'adeptes rien qu'aux Etats-Unis. Elle font des émules dont Victor Hugo et Arthur Conan Doyle, organisent des séances payantes et font fortune. En 1888, Margaret déclara que tout cela n'était qu'un canular et indiqua la façon dont elles s'y prenaient.

Helga de la Brache, (Aurora Florentina Magnusson
1817-1885), femme escroc suédoise. Elle réussit à convaincre les autorités
qu'elle était la fille cachée du roi Gustave IV Adolphe de Suède et de la reine
Frédérique de Bade, cela afin d'obtenir une coquette pension.

Isabella Bird (1831-1904), anglaise, voyageuse solitaire en pleine époque
victorienne. Elle se fit remarquer dans les montagnes rocheuses en devenant en
1873, la maîtresse d'un authentique bandit du Far-West "Un homme que n'importe
quelle femme pourrait aimer, mais avec lequel aucune femme raisonnable ne se
marierait" (elle le quitta un an avant qu'il ne soit abattu.)

Juliette Dodu (1848-1909) : Prétendue espionne française et héroïne de la guerre de
1870. Selon une légende tenace cette jeune personne aurait sauvé 40.000
personnes en interceptant des communications télégraphiques de l'armée
prussienne. Le souci, c'est que ce fait héroïque (qui
lui valut la légion d'honneur, une rue à Paris et bien d'autres honneurs)
n'a été rapporté par aucun des acteurs de la guerre de 1870. En fait cette
légende truffée d'invraisemblances a été fabriqué de toutes pièces en 1877 par
un plumitif du Figaro, journal dont le directeur
Hippolyte de Villemessant
était devenu l'amant de
Juliette !

Thérèse Humbert (1856-1918) : En 1879, grâce à la
complicité de ses frères, elle fit croire avoir hérité d'un millionnaire
américain. Du coup elle obtint d'énormes prêts qui lui permirent d'acheter un
appartement avenue de la Grande-Armée et un château près de Dammarie-les-Lys.
L'escroquerie durera près de 20 ans jusqu'au jour où un juge fit ouvrir le
coffre où été censé se trouver le produit de l'héritage. Condamnée à 5 ans de
travaux forcés. Préjudice : 100 millions de francs or.

Mary Kingsley (1862-1900) Exploratrice solitaire anglaise. A 30 ans,
elle se rend en Angola et apprend à survivre dans la jungle auprès des tribus
locales. Deux ans plus tard, elle apprend à naviguer en pirogue, Elle escalade
le mont Cameroun (4100 m), rencontre et étudie les Fangs
(ethnie d'Afrique de l'ouest pratiquant le cannibalisme). Elle
critique ouvertement le colonialisme tel qu'il est pratiqué par la Grande
Bretagne (importation de la "culture chrétienne").
Antiféministe, elle estimera qu'au lieu de réclamer les mêmes droits
que les hommes, les femmes devaient agir comme eux
(ce qu'elle fit). Morte de la typhoïde en
Afrique du Sud. A lire Mary Kingsley, la montagne des dieux,
BD de Julien Telo, Glénat 2012

Ines Armand (1874-1920), Elle rencontre Lénine à Paris et devient sa
maîtresse. Ils formeront avec Nadia Kroupskaïa, la femme de Lénine un ménage à
trois. En Russie leur liaison s'atténua. Elle eut droit à des obsèques
nationales sur la place rouge en 1920 après avoir décédée du choléra.

Marthe Hanau (1886-1935) Fondatrice de la "Gazette du
Franc", journal de conseils boursiers elle proposa ensuite des produits
financiers fictifs rémunérés avec les fonds des nouveaux clients. Le système
s'écroule en 1928. Préjudice : 100 millions de francs. Condamnée à 3 ans de
prison, elle se suicidera en détention. (à signaler l'étrange position du
"Canard enchaîné" à l'époque qui mena une campagne sur le thème "tous pourris")
Marthe Hanau inspira le cinéaste Francis Giraud pour le film la Banquière (en
1980 avec Romy Schneider)

Fanny Kaplan (1883-1918) : Membre du Parti Socialiste révolutionnaire russe. Le 30
août 1918, elle vise Lénine (le considérant comme un traitre à la révolution)
qui se prend 3 balles dans le paletot, il en réchappe (Jean-Paul II réalisera un
remake de cette scène plusieurs années plus tard, en 1981). Elle voulut rééditer
l'exploit suicidaire de Charlotte Corday, mais l'histoire ne se répète jamais...
Elle sera abattue sans jugement le 3 septembre. Et son exécution marque le
véritable début de la terreur rouge qui sera officialisée le 5 septembre.

Claude Cahun (Lucy Schwob - 1894-1954) Femme de lettres, plasticienne,
photographe, résistante, lesbienne, proche du mouvement surréaliste, ses œuvres
ne rencontreront un succès d'estime qu'à partir de 1992. Ses autoportraits
visages rasés provoquent une impression de malaise.

Suzy Solidor (1900-1983) fut une chanteuse populaire avant et pendant la guerre
de 1939-1945, elle est aujourd'hui injustement oubliée(4).
En 1937, elle interpréta "L'Opéra de quat'sous" de Bertold Brecht, au théâtre
de l'Étoile. Elle chanta avec succès "Johny Palmer",
mais aussi une adaptation française de "Lili Marleen", qu'elle chanta devant les
soldats de la Wehrmacht, (cela lui valu de connaître quelques ennuis à la
Libération). Elle ouvrit en 1949 le cabaret, "Chez Suzy Solidor", rue Balzac
(près des Champs-Elysées) qu'elle abandonna à la fin des années 1950 pour se
retirer sur la Côte d'Azur. S'est rendue célèbre par son look de
garçonne et sa voix très grave, mais surtout pour ses penchants
bisexuels qu'elle a clairement affirmé notamment au travers
certaines de ses chansons (Chaque femme, je la veux, 1933,
Ouvre, 1934 sur de paroles du
Sire de Chambley). Elle eut aussi une liaison avec
l'aviateur Jean Mermoz. Elle fut aussi l'égérie des nombreux
peintres et artistes de sa génération (Man Ray, Dufy, Vlaminck,
Picabia, Van Dongen, Foujita, Marie Laurencin,
Paul Colin et surtout Tamara
de Lempicka)
La photo d'illustration est signée Man Ray

Edwina Mountbatten (1901-1960) : Cette riche héritière britannique
scandalisa la haute société en devenant la maitresse de l'artiste noir
Leslie Hutchinson. Elle fut la femme du dernier vice-roi des
Indes, Lord Louis Mountbatten qui négocia l'indépendance de l'Inde et elle porta le
titre de comtesse de Birmanie, ce qui ne l'empêcha pas de continuer à avoir de
nombreux amants (et amantes) dont et surtout le Pandit Nehru, premier ministre de l'Inde
qu'elle continua de fréquenter un mois par an après son retour en Angleterre.

Anna Anderson (1901–1984), proclama sa vie entière
qu'elle était en réalité la Grande-Duchesse Anastasia, la plus jeune fille du
Tsar Nicolas II, et qu'elle aurait échappé au massacre du 17 juillet 1918.
(son corps n'a pas été retrouvé). Beaucoup de coïncidences
(souvenirs,
écriture, particularités physiques) étayèrent l'hypothèse, mais l'ADN ne le
confirma pas.

Elsie Wright (1901-1988) et sa cousine Frances Griffiths (1908-1986)
ont réalisé des photos de fées en 1916, qui ont abusé Arthur Conan Doyle
(1859-1930). Elles ont attendu 1983 pour se rétracter.

Sada Abe (1905-après 1970) Ancienne geisha et prostituée japonaise. Connue
la célébrité après le meurtre rituel de son amant, Kichizo Ishida
(1894-1936). Elle tua sa victime consentante par asphyxie érotique et lui coupa
les parties génitales qu'elle conserva dans son sac plusieurs jours. Condamnée
pour "meurtre et détérioration de cadavre" à six ans d'emprisonnement. Elle ne
regretta pas son geste et était rayonnante de bonheur au moment de son
arrestation. Pendant son procès elle expliqua que cette affaire était une
histoire d'amour fou. A sa libération devient tenancière de bar, puis on perd sa
trace. Le film "L'Empire des sens" (Nagisa Oshima, 1976) s'inspire de cette
histoire.

Sœur Emmanuelle (1908-2008) Dans son ouvrage posthume
"Confessions d'une religieuse", (paru quelques jours après sa disparition) et
après nous avoir déclaré tout de go que le péché de la chair restait l'un des
moins graves, elle nous livre quelques souvenirs en ces termes :
"Comment
et à quelle occasion ai-je commencé à me masturber, je ne m'en souviens pas.
Je pensais que ce n'était pas bien, puisque je le faisais en cachette et plus
volontiers à l'école, où je me croyais plus en sûreté. Mais la maîtresse s'en
aperçut et prévint ma mère. Un jour, les joues en feu, je me trémoussais en
classe et subitement je l'ai vue me regarder sévèrement à travers la vitre de
la porte. Elle m'expliqua ensuite que c'était vilain pour une petite fille et
que je ne devais plus recommencer. Mais c'était devenu une habitude et je
n'étais guère accoutumée à obéir. Quand l'assaut du désir m'assaillait, seule
quelque présence étrangère avait le pouvoir de m'arrêter, sinon je m'avouais
impuissante devant l'avidité du plaisir." Et plus loin :
"Mon âme
s'évadait d'une chair prête à devenir l'amante possédée et possessive. Je me
sentais soudain libre, libre : corps, cœur, volonté"

Fabienne Jamet (1910 - ?) Commence à se prostituer à 17 ans, entre
au One-Two-Two, se fait virer, se fait virer aussi du 13 rue St Augustin, puis
revient au One-Two-Two en 1931. Elle y devient l'une des pensionnaires les plus
demandées. Puis elle monte en grade, devient gouvernante
(elle ne couche plus et se met en ménage avec une autre fille de
l'établissement.) En 1940. La femme de Marcel Jamet, le patron du
One-Two-Two étant partie avec un autre, Fabienne la remplace, épouse Marcel en
1942 (voir photo) et administre donc la maison jusqu’à sa fermeture en 1946 (Loi
Marthe Richard). Elle a gérera ensuite plusieurs cafés ou restaurants
jusqu'à la mort de Marcel en 1962. Elle tentera ensuite de régir des bordels
clandestins… puis on perd sa trace ! A publié ses mémoires (One
Two Two, 1975)

Hedy Lamarr (1914-2000) : actrice d’origine hongroise. Célèbre pour sa
grande beauté, sa gentillesse, son appétence sexuelle (mariée six fois ! sans
compter les amants et amantes), son
don pour les langues (sans jeu de mots) et son intelligence
(c’est elle qui
inventa le concept de téléphone portable). Mais elle est surtout connue pour
avoir été la première star à tourner en nu intégral dans le film "Extase" en
1930 !

Eva Peron (1919-1952) : Partie de rien, elle devient la maîtresse puis la
femme du dictateur argentin Juan Perón. Il semble bien qu'elle ne voyait dans la
politique de ce dernier que ce qu'elle ne voulait voir, et reste un mythe en
Argentine (ce qui n'est pas le cas du mari).
A inspiré la très brillante comédie musicale "Evita" d'Andrew Lloyds Webber en
1976 et son excellente adaptation filmographique par Alan Parker en 1996 avec
Madonna (extraordinaire dans le rôle)

Ménie Grégoire (née en 1919) Sexologue autoproclamée ayant sévi sur RTL de
1967 à 1982. Ecouté tous les jours par 3 millions de personnes, elle eut le
courage d'aborder à une époque où ce n'était pas si facile les problèmes de
l'avortement, de la contraception, d'une certaine liberté sexuelle. Mais elle a
dérapé au cours d'une émission en 1971, dont le thème était "L'homosexualité, ce
douloureux problème" où elle se fit assister d'un psychanalyste incompétent et
d'un... prêtre, et eut quelques paroles malheureuses
("Imaginez que l'homosexualité devienne un modèle social et bien, nous nous
serions très vite pas reproduits") les homosexuels présents dans la
salle provoquèrent un beau chahut qui fit interrompre l'émission et créèrent le
FHAR (front homosexuel d'action révolutionnaire)

Pauline Dubuisson (1927-1963), Son père
ayant remarqué son côté déluré, l'envoie fricoter avec les allemands pendant
l'occupation, et elle devient la maîtresse du médecin chef de l'hôpital
militaire allemand de Dunkerque. A la libération elle a 17 ans, elle est tondue,
violée par les "résistants" et condamnée à mort. Elle s'en sort mais comme
commencement dans la vie, c'est pas terrible. En 1950, un collègue la demande en
mariage, elle refuse, il s'en va voir ailleurs, mais Pauline pense alors qu'elle
aurait du accepter de vivre avec ce garçon, elle en est à présent jalouse, elle
finit par le tuer, puis rate deux fois son suicide. Condamnée à la perpétuité,
elle est libérée en 1959 pour bonne conduite, et cherche à se faire oublier.
Mais en 1960 H.G. Clouzot a la riche idée de s'inspirer du de la vie de Pauline
pour réaliser son film "La Vérité" (quel con !)
Rattrapée par son passé, elle finira par se suicider en 1962.

Emmanuelle Arsan (née
Marayat Bibidh en 1932- ou en 1940). En 1966, sous le nom de Marayat Andriane,
elle tourne dans La Canonnière du Yang-Tse de Robert Wise. Personne ne fit
(et
pour cause) alors le rapprochement avec l'auteur anonyme du roman érotique
"Emmanuelle" publié par Eric Losfield en 1959, mis à l'index par la censure
gouvernementale, avant de devenir le succès que l'on sait et d'être adapté à
l'écran. C'est l'hebdomadaire d'extrême-droite "Minute" (berck !)
qui dans sa livraison du 1/1/1968, révéla l'identité d'Emmanuelle Arsan dans le
seul but d'emmerder le monde et de se réjouir des interdictions dont le livre
avait fait l'objet. Il est cependant quasiment acquit aujourd'hui que le
véritable auteur de ce best-seller était l'époux de la belle
(le diplomate
Louis-Jacques Rollet-Andriane !)

Catherine Bokassa, (née en 1949), elle fut l'une des 18 femmes de l'empereur
Bokassa 1er, mais ce fut elle qui acquit le titre d'impératrice. Effacée et
discrète, la belle Catherine acceptait néanmoins sur "ordre" de Bokassa de
servir de cadeau aux invités du régime. Bokassa dans ses mémoires l'accuse
d'avoir couché avec le président Valery Giscard d’Estaing et d'avoir contribué à
sa chute (elle était à Paris au moment de la chute de l'empire)

Ilonna Staller dite la Cicciolina (né en 1951) Actrice X italienne d'origine
hongroise. Exhibitionniste dans l'âme et dotée d'une grande gentillesse et d'un
sourire aussi craquant que provocateur, elle révolutionna l'image que l'on
pouvait alors se faire du vedettariat porno. Elle a son actif deux exploits,
l'un c'est d'avoir réussi à se faire élire pour 5 ans députée au parlement
italien (1987). L'autre est d'avoir popularisé l'urolagnie grâce à ses films,
ses spectacles et ses déclarations. Bisexuelle décomplexée elle fut néanmoins
mariée de 1991 à 1995 avec le plasticien
Jeff Koons

Bettina Rheims : Née en 1952, véritable touche-à-tout de la
photographie (elle est l'auteur de la photographie officiel de Chirac comme
président de la république en 1995, elle réalise de photos de couverture pour
Paris-Match, Elle,, Marie-Claire, Le Nouvel Obs, Photo, Première, Vogue,
Zoom....) elle s’intéresse au sexe de façon atypique (lesbos, sex and food,
transsexuelles, prostitution, milieu du X...)
.

Marcella Iacub (née en 1964) : juriste, essayiste et
chercheuse au CNRS. Dans ses ouvrages et ses interventions médiatiques elle
défend un féminisme original se démarquant du féminisme moralisateur, pénaliste
et castrateur ambiant. Son point de vue est que toute personne est libre de
faire ce qu'elle veut de son corps à partir du moment où il n'y a pas de véritable
contrainte. Elle défend à ce titre le droit à la prostitution, le droit à
l'image et le droit des minorités sexuelles. Et combat l'absurdité de certaines
lois sur les mœurs. Publia à ce sujet Qu'avez-vous fait de la libération
sexuelle ? Flammarion, 2002. Une aventure avec Dominique
Strauss-Kahn en 2012 lui inspira l'ouvrage à scandale
Belle et Bête.

Virginie Despentes : (née en 1969) Romancière, essayiste et réalisatrice.
Ancienne prostituée occasionnelle, auteure d'un film qui fait scandale en 2000
(Baise-moi) et lauréate du prix Renaudot en 2010. Dans un essai publié en
2006 (King-Kong Théorie), elle aborde les thèmes de la prostitution, de
la pornographie et du viol en prenant le contre-pied des positions féministes
"officielles", le tout dans un style très direct et volontairement provocateur.

Angela Marshall (née en 1973 ?). On ne sait pas grand chose d'elle, modèle
américaine ou canadienne selon les sources, elle avait dit-on 25 ans en 1998
quand elle fut l'une des protagonistes d'un canular publicitaire lancé pour le
compte d'une galerie d'art londonienne et monté par Alex Chappel et David
C. West. Un communiqué adressé à l'ensemble de la presse britannique y
expliquait la présence de l'artiste Angela Marshall. Celle-ci lançait un
prétendu nouveau mouvement artistique, le Fuckart and Pimp dont le principe
était que chaque oeuvre proposée était considérée comme incomplète si l'acheteur
n'avait pas une relation sexuelle préalable avec l'artiste. Quasiment toute la
presse britannique tomba dans le panneau. (plus
de détails ici)
Nafissatou
Diallo (née en 1979), Femme de chambre employée au Sofitel de New-York,
elle accusa Dominique Strauss-Kahn de l'avoir violé. L'affaire fut classée au
bout de trois mois mais coûta à DSK son poste de directeur du FMI et ses
ambitions à la présidence de la république française.
Notes :
(1) cité dans "Juliette Faure - Le Marais, promenade dans le
temps - L'Harmattan 2007"
(2) Certains historiens pudibonds s'offusquent de cette réputation, et leurs
point de vues sont largement relayés par l'article très orienté consacré a
Marguerite de Valois sur Wikipédia.
(3) Les mémoires d'une chanteuse allemande sont composés de 2
livres, le 2ème contient des détails anatomiques si farfelus qu'il n'a pas pu
être écrit par une femme. En ce qui concerne le premier livre, c'est Guillaume
Apollinaire lui-même qui en attribua la paternité à
Wilhelmine Schroeder-Devrient. En fait on est sûr
de rien, sinon que le poète devait avoir de fort bonnes raisons pour avancer ce
qu'il avança. Notons au passage l'indigence de l'article que Wikipédia, où le
clampin de service se livre à un résumé qui n'a rien de biographique mais où il
affirme haut et fort que Wilhelmine n'a jamais écrit ça. Et sur ce coup, ce
site, pourtant si à cheval sur ses sources, se garde bien d'en citer.
(4) Que voulez-vous tous les français, aujourd'hui se figure que la seule
chanteuse "d'avant" était Edith Piaf !