Femmes intrigantes...
Page mise à jour le 08/03/2013
 
Pas vraiment des courtisanes dans cette page, mais des femmes qui nous intriguent (dans le bon sens du terme)


Hypatie d'Alexandrie
(~370–415) mathématicienne, astronome et philosophe grecque. Prêchant la tolérance elle est néanmoins lapidée et mise en pièces par les chrétiens fanatiques aux ordres de Cyrille d'Alexandrie. Son histoire est retracée dans le très beau film "Agora" d'Alejandro Amenabar (2009), Rachel Weisz interprétant le rôle d'Hypatie.


Jeanne 1ère
(1326-1382, mariée quatre fois) Reine des deux Siciles et comtesse de Provence : En 1347 elle inaugure un bordel en Avignon (rue du Pont Troué, aujourd'hui rue Pont Troucat) afin de renflouer les coffres du royaume. Les filles y étaient encadrées par des médecins et une abbesse.


Marguerite de Valois dite la Reine Margot
(1553-1615), c'est la fille de d’Henri II et de Catherine de Médicis, et donc la sœur de François II, Charles IX et Henri III. Elle est contrainte par sa mère d'épouser le roi de Navarre, le futur Henri IV, pour des raisons politiques, mais le mariage est stérile et Henri de Navarre la trompe à tour de bras. Elle enchainera à son tour les liaisons amoureuses notamment Joseph Boniface de La Molle (décapité par Charles IX en 1574). En 1586, Henri de Navarre la fait enfermer au château d’Usson, en Auvergne, où elle subit une demi-captivité de dix-huit années. C'est là qu'elle a une liaison avec son écuyer Jean d'Aubiac, (pendu sans procès en 1586 sur ordre d'Henri III). En 1589 Henri de Navarre devenant roi de France, elle devient donc Reine de France. A partir de 1594, elle écrit ses Mémoires (publiées en 1658), tandis qu'elle se fait remarquer par ses beuveries et ses fêtes galantes. En 1599 son mariage avec Henri IV est dissout. Elle revient à Paris et séjourne d'abord à l'hôtel de de Sens, puis rue de Seine. Elle est devenue énorme et s'entoure de gigolos. (C'est ainsi que le 5 avril 1606, le comte de Vermont, 20 ans, ex-gigolo de Marguerite de Valois, assassine son remplaçant, Gabriel Dat de Saint-Julien, 18 ans, sous les yeux de celle-ci, devant l'hôtel de Sens.).(1) Sa réputation de nymphomane. "Sans doute, aurait-on pu faire cuire un œuf sur son hérisson tant celui-ci était chaud et ardent" fut établi par ses contemporains (Brantôme, Agrippa d’Aubigné)(2). En revanche, contrairement à qu'affirma Alexandre Dumas, elle avait un physique ingrat. Vous la trouvez belle, vous ?

Marie Thérèse Louise de Savoie, princesse de Lamballe (1749-1792), dame de compagnie de la reine Marie-Antoinette avant d'être supplantée par Madame de Polignac. Franc maçonne et intéressée par les écrits des philosophes des lumières, elle organisa un dîner dansant auquel ne furent invités que des femmes, ce qui "choqua la cour et irrita la reine". Elue Grande Maîtresse de la Mère Loge écossaise en 1781. Lynchée  par la révolution durant les massacres de septembre. Elle est resté célèbre pour son portrait réalisé par Joseph Duplessis (1725–1802) qui nous montre son téton droit.


Madame Roland
(1754-1793)  Révolutionnaire française, fondatrice et âme du parti des Girondins, femme du ministre de l'intérieur, s'opposera à Danton au à qui elle reprochera les excès de la révolution. Elle sera arrêtée, condamnée à mort et guillotinée dans le foulée le 8 novembre 1793. Auteur de cette jolie citation : ''Se glorifier de ses ancêtres c'est chercher dans les racines des fruits que l'on devrait trouver uniquement dans les branches.''


Jeanne de la Motte
(Jeanne de Valois-Saint-Rémy, 1756-1791). Principale instigatrice de l'affaire du collier de la Reine. Elle fit rédiger par son amant Rétaux de Villette de fausses lettres imitant l'écriture et la signature de Marie-Antoinette afin de berner le Cardinal de Rohan et l'inciter à se porter garant de l'achat d'un collier de diamants que la Reine aurait prétendument désiré acquérir malgré l'opposition du Roi. Elle organisa également une rencontre dans les bosquets du château entre de Rohan et un sosie de la Reine (Nicole Leguay). Condamnée à la flagellation, à être marquée au fer rouge et à la prison perpétuelle, elle s'évada, vécu quelques années en Angleterre et mourut des suites d'une défenestration.


Charlotte Corday
(1768-1793), membre des Girondins, alors persécutés par Marat, elle assassine ce dernier dans son bain le 13 juillet 1793 (39 coups de couteau). Condamnée à mort le 16 juillet, exécutée le 17.


Wilhelmine Schroeder-Devrient
(1804-1860) : Cantatrice allemande qui triompha grâce à son interprétation de Fidelio de Beethoven. Elle serait l'auteur (du moins de la 1ère partie) des "Mémoires d'une chanteuse allemande", ouvrage d'un érotisme torride (traduit en français par Guillaume Apollinaire et Blaise Cendrars)(3)


Satyre et Bacchante (1834)
par James Pradier (1790-1852)

Juliette Drouet (1806-1883) est passée à la postérité d'abord pour avoir servi de modèle à son amant le sculpteur James Pradier dans cette représentation de Satyre et Bacchante (1834) qui choqua les biens pensants de l'époque. Puis pour avoir été la maîtresse de Victor Hugo qu'elle rencontra en 1833 et dont elle fut sa maîtresse pendant près de 50 ans, lequel Victor lui demandait de vivre cloîtrée chez elle et de ne sortir qu'en sa compagnie.

Leah Fox (1814-1890), Magaret Fox (1836-1893) et Kate Fox (1838-1892) sont les créatrices du spiritisme moderne (esprit est-tu là... si tu es là, frappe un coup...) en établissant un contact avec une personne jadis assassiné dans leur maison. Un véritable phénomène de société allait naître. En 1852, le mouvement compte trois millions d'adeptes rien qu'aux Etats-Unis. Elle font des émules dont Victor Hugo et Arthur Conan Doyle, organisent des séances payantes et font fortune. En 1888, Margaret déclara que tout cela n'était qu'un canular et indiqua la façon dont elles s'y prenaient.


Helga de la Brache
, (Aurora Florentina Magnusson 1817-1885), femme escroc suédoise. Elle réussit à convaincre les autorités qu'elle était la fille cachée du roi Gustave IV Adolphe de Suède et de la reine Frédérique de Bade, cela afin d'obtenir une coquette pension.


Isabella Bird
(1831-1904), anglaise, voyageuse solitaire en pleine époque victorienne. Elle se fit remarquer dans les montagnes rocheuses en devenant en 1873, la maîtresse d'un authentique bandit du Far-West "Un homme que n'importe quelle femme pourrait aimer, mais avec lequel aucune femme raisonnable ne se marierait" (elle le quitta un an avant qu'il ne soit abattu.)


Juliette Dodu (1848-1909) : Prétendue espionne française et héroïne de la guerre de 1870. Selon une légende tenace cette jeune personne aurait sauvé 40.000 personnes en interceptant des communications télégraphiques de l'armée prussienne. Le souci, c'est que ce fait héroïque (qui lui valut la légion d'honneur, une rue à Paris et bien d'autres honneurs) n'a été rapporté par aucun des acteurs de la guerre de 1870. En fait cette légende truffée d'invraisemblances a été fabriqué de toutes pièces en 1877 par un plumitif du Figaro, journal dont le directeur Hippolyte de Villemessant était devenu l'amant de Juliette !


Thérèse Humbert
(1856-1918) : En 1879, grâce à la complicité de ses frères, elle fit croire avoir hérité d'un millionnaire américain. Du coup elle obtint d'énormes prêts qui lui permirent d'acheter un appartement avenue de la Grande-Armée et un château près de Dammarie-les-Lys. L'escroquerie durera près de 20 ans jusqu'au jour où un juge fit ouvrir le coffre où été censé se trouver le produit de l'héritage. Condamnée à 5 ans de travaux forcés. Préjudice : 100 millions de francs or.


Mary Kingsley
(1862-1900)  Exploratrice solitaire anglaise. A 30 ans, elle se rend en Angola et apprend à survivre dans la jungle auprès des tribus locales. Deux ans plus tard, elle apprend à naviguer en pirogue, Elle escalade le mont Cameroun (4100 m), rencontre et étudie les Fangs (ethnie d'Afrique de l'ouest pratiquant le cannibalisme). Elle critique ouvertement le colonialisme tel qu'il est pratiqué par la Grande Bretagne (importation de la "culture chrétienne"). Antiféministe, elle estimera qu'au lieu de réclamer les mêmes droits que les hommes, les femmes devaient agir comme eux (ce qu'elle fit). Morte de la typhoïde en Afrique du Sud. A lire Mary Kingsley, la montagne des dieux, BD de Julien Telo, Glénat 2012


Ines Armand
(1874-1920), Elle rencontre Lénine à Paris et devient sa maîtresse. Ils formeront avec Nadia Kroupskaïa, la femme de Lénine un ménage à trois. En Russie leur liaison s'atténua. Elle eut droit à des obsèques nationales sur la place rouge en 1920 après avoir décédée du choléra.


Marthe Hanau
(1886-1935) Fondatrice de la "Gazette du Franc", journal de conseils boursiers elle proposa ensuite des produits financiers fictifs rémunérés avec les fonds des nouveaux clients. Le système s'écroule en 1928. Préjudice : 100 millions de francs. Condamnée à 3 ans de prison, elle se suicidera en détention. (à signaler l'étrange position du "Canard enchaîné" à l'époque qui mena une campagne sur le thème "tous pourris")
Marthe Hanau inspira le cinéaste Francis Giraud pour le film la Banquière (en 1980 avec Romy Schneider)


Fanny Kaplan (1883-1918) : Membre du Parti Socialiste révolutionnaire russe. Le 30 août 1918, elle vise Lénine (le considérant comme un traitre à la révolution) qui se prend 3 balles dans le paletot, il en réchappe (Jean-Paul II réalisera un remake de cette scène plusieurs années plus tard, en 1981). Elle voulut rééditer l'exploit suicidaire de Charlotte Corday, mais l'histoire ne se répète jamais... Elle sera abattue sans jugement le 3 septembre. Et son exécution marque le véritable début de la terreur rouge qui sera officialisée le 5 septembre.


Claude Cahun
(Lucy Schwob - 1894-1954) Femme de lettres, plasticienne, photographe, résistante, lesbienne, proche du mouvement surréaliste, ses œuvres ne rencontreront un succès d'estime qu'à partir de 1992. Ses autoportraits visages rasés provoquent une impression de malaise.


Suzy Solidor
(1900-1983) fut une chanteuse populaire avant et pendant la guerre de 1939-1945, elle est aujourd'hui injustement oubliée(4). En 1937, elle interpréta "L'Opéra de quat'sous" de Bertold Brecht, au théâtre de l'Étoile. Elle chanta avec succès "Johny Palmer", mais aussi une adaptation française de "Lili Marleen", qu'elle chanta devant les soldats de la Wehrmacht, (cela lui valu de connaître quelques ennuis à la Libération). Elle ouvrit en 1949 le cabaret, "Chez Suzy Solidor", rue Balzac (près des Champs-Elysées) qu'elle abandonna à la fin des années 1950 pour se retirer sur la Côte d'Azur. S'est rendue célèbre par son look de garçonne et sa voix très grave, mais surtout pour ses penchants bisexuels qu'elle a clairement affirmé notamment au travers certaines de ses chansons (Chaque femme, je la veux, 1933, Ouvre, 1934 sur de paroles du Sire de Chambley). Elle eut aussi une liaison avec l'aviateur Jean Mermoz.  Elle fut aussi l'égérie des nombreux peintres et artistes de sa génération (Man Ray, Dufy, Vlaminck, Picabia, Van Dongen, Foujita, Marie Laurencin, Paul Colin et surtout Tamara de Lempicka)
La photo d'illustration est signée Man Ray


Edwina Mountbatten
(1901-1960) : Cette riche héritière britannique scandalisa la haute société en devenant la maitresse de l'artiste noir Leslie Hutchinson. Elle fut la femme du dernier vice-roi des Indes, Lord Louis Mountbatten qui négocia l'indépendance de l'Inde et elle porta le titre de comtesse de Birmanie, ce qui ne l'empêcha pas de continuer à avoir de nombreux amants (et amantes) dont et surtout le Pandit Nehru, premier ministre de l'Inde qu'elle continua de fréquenter un mois par an après son retour en Angleterre.


Anna Anderson
(1901–1984), proclama sa vie entière qu'elle était en réalité la Grande-Duchesse Anastasia, la plus jeune fille du Tsar Nicolas II, et qu'elle aurait échappé au massacre du 17 juillet 1918. (son corps n'a pas été retrouvé). Beaucoup de coïncidences (souvenirs, écriture, particularités physiques) étayèrent l'hypothèse, mais l'ADN ne le confirma pas.


Elsie Wright
(1901-1988) et sa cousine Frances Griffiths (1908-1986) ont réalisé des photos de fées en 1916, qui ont abusé Arthur Conan Doyle (1859-1930). Elles ont attendu 1983 pour se rétracter.


Sada Abe
(1905-après 1970) Ancienne geisha et prostituée japonaise. Connue la célébrité après le meurtre rituel de son amant, Kichizo Ishida  (1894-1936). Elle tua sa victime consentante par asphyxie érotique et lui coupa les parties génitales qu'elle conserva dans son sac plusieurs jours. Condamnée pour "meurtre et détérioration de cadavre" à six ans d'emprisonnement. Elle ne regretta pas son geste et était rayonnante de bonheur au moment de son arrestation. Pendant son procès elle expliqua que cette affaire était une histoire d'amour fou. A sa libération devient tenancière de bar, puis on perd sa trace. Le film "L'Empire des sens" (Nagisa Oshima, 1976) s'inspire de cette histoire.


Sœur Emmanuelle
(1908-2008) Dans son ouvrage posthume "Confessions d'une religieuse", (paru quelques jours après sa disparition) et après nous avoir déclaré tout de go que le péché de la chair restait l'un des moins graves, elle nous livre quelques souvenirs en ces termes : "Comment et à quelle occasion ai-je commencé à me masturber, je ne m'en souviens pas. Je pensais que ce n'était pas bien, puisque je le faisais en cachette et plus volontiers à l'école, où je me croyais plus en sûreté. Mais la maîtresse s'en aperçut et prévint ma mère. Un jour, les joues en feu, je me trémoussais en classe et subitement je l'ai vue me regarder sévèrement à travers la vitre de la porte. Elle m'expliqua ensuite que c'était vilain pour une petite fille et que je ne devais plus recommencer. Mais c'était devenu une habitude et je n'étais guère accoutumée à obéir. Quand l'assaut du désir m'assaillait, seule quelque présence étrangère avait le pouvoir de m'arrêter, sinon je m'avouais impuissante devant l'avidité du plaisir." Et plus loin : "Mon âme s'évadait d'une chair prête à devenir l'amante possédée et possessive. Je me sentais soudain libre, libre : corps, cœur, volonté"


Fabienne Jamet  (1910 - ?) Commence à se prostituer à 17 ans, entre au One-Two-Two, se fait virer, se fait virer aussi du 13 rue St Augustin, puis revient au One-Two-Two en 1931. Elle y devient l'une des pensionnaires les plus demandées. Puis elle monte en grade, devient gouvernante (elle ne couche plus et se met en ménage avec une autre fille de l'établissement.) En 1940. La femme de Marcel Jamet, le patron du One-Two-Two étant partie avec un autre, Fabienne la remplace, épouse Marcel en 1942 (voir photo) et administre donc la maison jusqu’à sa fermeture en 1946 (Loi Marthe Richard). Elle a gérera ensuite plusieurs cafés ou restaurants jusqu'à la mort de Marcel en 1962. Elle tentera ensuite de régir des bordels clandestins… puis on perd sa trace ! A publié ses mémoires (One Two Two, 1975)


Hedy Lamarr (1914-2000) : actrice d’origine hongroise. Célèbre pour sa grande beauté, sa gentillesse, son appétence sexuelle (mariée six fois ! sans compter les amants et amantes), son don pour les langues (sans jeu de mots) et son intelligence (c’est elle qui inventa le concept de téléphone portable). Mais elle est surtout connue pour avoir été la première star à tourner en nu intégral dans le film "Extase" en 1930 !


Eva Peron
(1919-1952) : Partie de rien, elle devient la maîtresse puis la femme du dictateur argentin Juan Perón. Il semble bien qu'elle ne voyait dans la politique de ce dernier que ce qu'elle ne voulait voir, et reste un mythe en Argentine (ce qui n'est pas le cas du mari). A inspiré la très brillante comédie musicale "Evita" d'Andrew Lloyds Webber en 1976 et son excellente adaptation filmographique par Alan Parker en 1996 avec Madonna (extraordinaire dans le rôle)


Ménie Grégoire
(née en 1919) Sexologue autoproclamée ayant sévi sur RTL de 1967 à 1982. Ecouté tous les jours par 3 millions de personnes, elle eut le courage d'aborder à une époque où ce n'était pas si facile les problèmes de l'avortement, de la contraception, d'une certaine liberté sexuelle. Mais elle a dérapé au cours d'une émission en 1971, dont le thème était "L'homosexualité, ce douloureux problème" où elle se fit assister d'un psychanalyste incompétent et d'un... prêtre, et eut quelques paroles malheureuses ("Imaginez que l'homosexualité devienne un modèle social et bien, nous nous serions très vite pas reproduits") les homosexuels présents dans la salle provoquèrent un beau chahut qui fit interrompre l'émission et créèrent le FHAR (front homosexuel d'action révolutionnaire)


Pauline Dubuisson (1927-1963), Son père ayant remarqué son côté déluré, l'envoie fricoter avec les allemands pendant l'occupation, et elle devient la maîtresse du médecin chef de l'hôpital militaire allemand de Dunkerque. A la libération elle a 17 ans, elle est tondue, violée par les "résistants" et condamnée à mort. Elle s'en sort mais comme commencement dans la vie, c'est pas terrible. En 1950, un collègue la demande en mariage, elle refuse, il s'en va voir ailleurs, mais Pauline pense alors qu'elle aurait du accepter de vivre avec ce garçon, elle en est à présent jalouse, elle finit par le tuer, puis rate deux fois son suicide. Condamnée à la perpétuité, elle est libérée en 1959 pour bonne conduite, et cherche à se faire oublier. Mais en 1960 H.G. Clouzot a la riche idée de s'inspirer du de la vie de Pauline pour réaliser son film "La Vérité" (quel con !) Rattrapée par son passé, elle finira par se suicider en 1962.


Emmanuelle Arsan
(née Marayat Bibidh en 1932- ou en 1940). En 1966, sous le nom de Marayat Andriane, elle tourne dans La Canonnière du Yang-Tse de Robert Wise. Personne ne fit (et pour cause) alors le rapprochement avec l'auteur anonyme du roman érotique "Emmanuelle" publié par Eric Losfield en 1959, mis à l'index par la censure gouvernementale, avant de devenir le succès que l'on sait et d'être adapté à l'écran. C'est l'hebdomadaire d'extrême-droite "Minute" (berck !) qui dans sa livraison du 1/1/1968, révéla l'identité d'Emmanuelle Arsan dans le seul but d'emmerder le monde et de se réjouir des interdictions dont le livre avait fait l'objet. Il est cependant quasiment acquit aujourd'hui que le véritable auteur de ce best-seller était l'époux de la belle (le diplomate Louis-Jacques Rollet-Andriane !)


Catherine Bokassa
, (née en 1949), elle fut l'une des 18 femmes de l'empereur Bokassa 1er, mais ce fut elle qui acquit le titre d'impératrice. Effacée et discrète, la belle Catherine acceptait néanmoins sur "ordre" de Bokassa de servir de cadeau aux invités du régime. Bokassa dans ses mémoires l'accuse d'avoir couché avec le président Valery Giscard d’Estaing et d'avoir contribué à sa chute (elle était à Paris au moment de la chute de l'empire)


Ilonna Staller dite la Cicciolina
(né en 1951) Actrice X italienne d'origine hongroise. Exhibitionniste dans l'âme et dotée d'une grande gentillesse et d'un sourire aussi craquant que provocateur, elle révolutionna l'image que l'on pouvait alors se faire du vedettariat porno. Elle a son actif deux exploits, l'un c'est d'avoir réussi à se faire élire pour 5 ans députée au parlement italien (1987). L'autre est d'avoir popularisé l'urolagnie grâce à ses films, ses spectacles et ses déclarations. Bisexuelle décomplexée elle fut néanmoins mariée de 1991 à 1995 avec le plasticien Jeff Koons


Bettina Rheims  : Née en 1952, véritable touche-à-tout de la photographie (elle est l'auteur de la photographie officiel de Chirac comme président de la république en 1995, elle réalise de photos de couverture pour Paris-Match, Elle,, Marie-Claire, Le Nouvel Obs, Photo, Première, Vogue, Zoom....) elle s’intéresse au sexe de façon atypique (lesbos, sex and food, transsexuelles, prostitution, milieu du X...) .


Marcella Iacub (née en 1964) : juriste, essayiste et chercheuse au CNRS. Dans ses ouvrages et ses interventions médiatiques elle défend un féminisme original se démarquant du féminisme moralisateur, pénaliste et castrateur ambiant. Son point de vue est que toute personne est libre de faire ce qu'elle veut de son corps à partir du moment où il n'y a pas de véritable contrainte. Elle défend à ce titre le droit à la prostitution, le droit à l'image et le droit des minorités sexuelles. Et combat l'absurdité de certaines lois sur les mœurs. Publia à ce sujet Qu'avez-vous fait de la libération sexuelle ? Flammarion, 2002. Une aventure avec Dominique Strauss-Kahn en 2012 lui inspira l'ouvrage à scandale Belle et Bête.


Virginie Despentes
: (née en 1969) Romancière, essayiste et réalisatrice. Ancienne prostituée occasionnelle, auteure d'un film qui fait scandale en 2000 (Baise-moi) et lauréate du prix Renaudot en 2010. Dans un essai publié en 2006 (King-Kong Théorie), elle aborde les thèmes de la prostitution, de la pornographie et du viol en prenant le contre-pied des positions féministes "officielles", le tout dans un style très direct et volontairement provocateur.


Angela Marshall
(née en 1973 ?). On ne sait pas grand chose d'elle, modèle américaine ou canadienne selon les sources, elle avait dit-on 25 ans en 1998 quand elle fut l'une des protagonistes d'un canular publicitaire lancé pour le compte d'une galerie d'art londonienne et monté par Alex Chappel et  David C. West. Un communiqué adressé à l'ensemble de la presse britannique y expliquait la présence de l'artiste Angela Marshall. Celle-ci lançait un prétendu nouveau mouvement artistique, le Fuckart and Pimp dont le principe était que chaque oeuvre proposée était considérée comme incomplète si l'acheteur n'avait pas une relation sexuelle préalable avec l'artiste. Quasiment toute la presse britannique tomba dans le panneau. (plus de détails ici)

Nafissatou Diallo (née en 1979), Femme de chambre employée au Sofitel de New-York, elle accusa Dominique Strauss-Kahn de l'avoir violé. L'affaire fut classée au bout de trois mois mais coûta à DSK son poste de directeur du FMI et ses ambitions à la présidence de la république française.


Notes :
(1) cité dans "Juliette Faure - Le Marais, promenade dans le temps - L'Harmattan 2007"
(2) Certains historiens pudibonds s'offusquent de cette réputation, et leurs point de vues sont largement relayés par l'article très orienté consacré a Marguerite de Valois sur Wikipédia.

(3) Les mémoires d'une chanteuse allemande sont composés de 2 livres, le 2ème contient des détails anatomiques si farfelus qu'il n'a pas pu être écrit par une femme. En ce qui concerne le premier livre, c'est Guillaume Apollinaire lui-même qui en attribua la paternité à
Wilhelmine Schroeder-Devrient. En fait on est sûr de rien, sinon que le poète devait avoir de fort bonnes raisons pour avancer ce qu'il avança. Notons au passage l'indigence de l'article que Wikipédia, où le clampin de service se livre à un résumé qui n'a rien de biographique mais où il affirme haut et fort que Wilhelmine n'a jamais écrit ça. Et sur ce coup, ce site, pourtant si à cheval sur ses sources, se garde bien d'en citer.
(4) Que voulez-vous tous les français, aujourd'hui se figure que la seule chanteuse "d'avant" était Edith Piaf !